Politique fiction

Publié le par Thomas Pelletier

 

 

Octobre 2007. Le président George W. Bush est assassiné par un tireur embusqué à sa sortie d'un hôtel de Chicago, devant lequel se tient un rassemblement antiguerre. Un homme d'origine syrienne, Jamal Abu Zikri, devient rapidement le suspect numéro un.

Trois ans plus tard, un documentariste présente un film sur ce que sont devenus les États-Unis depuis l'assassinat du président Bush. Ce n'est pas la réalité, c'est La mort du président, une fiction tournée à la façon d'un documentaire.


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«Je suis sûr que certaines personnes seront dérangées», a ajouté Dale lors d'une conférence de presse à Londres.

Il y a deux ans, aux États-Unis, un critique littéraire progressiste a qualifié de «pornographique» un roman de l'auteur américain Nicholson Baker évoquant l'assassinat du président Bush.

«Assez!» a pour sa part hurlé un animateur radiophonique de droite en parlant du même livre, Checkpoint. Or le protagoniste de cet ouvrage ne réalise même pas son projet de tuer l'occupant actuel de la Maison-Blanche. Il ne fait qu'en parler.

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Pour La mort du président, Gabriel Range a conservé l'approche documentaire, accumulant les films d'archives sur le président Bush. Il a en outre obtenu la permission du Sheraton Hotel de Chicago pour tourner, sur place, la scène de l'assassinat. Bush apparaît aux côtés des acteurs du film, par la magie de la technologie numérique et des effets spéciaux.

Le faux documentaire démontre que le suspect d'origine syrienne a été montré du doigt par erreur.

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Dans son interview, Range précise que l'assassinat de Bush ne servirait qu'à hisser Dick Cheney à la présidence, un scénario qui ne semble pas lui sourire.

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Dans la vraie vie, aux États-Unis, la loi interdit de menacer le président. En fiction, cependant, ce genre de discours est généralement protégé par le premier amendement de la Constitution. Des Américains s'appuient même sur cet amendement pour vendre des t-shirts sur lesquels on peut lire: Kill Bush.

[...] un journaliste du Guardian a pu écrire, à la veille de la réélection du président républicain: «Le monde endurera quatre autres années d'idioties, d'arrogance et d'effusion de sang inutile... John Wilkes Booth, Lee Harvey Oswald, John Hinckley Jr, où êtes-vous quand nous avons besoin de vous.»

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source : cyberpresse
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