Une deuxième planète terre

Publié le par Thomas Pelletier

L'humanité consomme plus de ressources biologiques, de l'ordre de 25 %, que la planète n'en produit chaque année. Elle pompe donc maintenant dans ses réserves, une situation qui ne pourra pas durer longtemps. [...]

Le constat découle de l'application d'une méthode de mesure de l'impact des activités humaines, appelée "empreinte écologique".

Cette méthode élaborée par un ingénieur suisse, Matthis Wackenagel, connaît un succès croissant auprès des statisticiens de l'environnement. Elle mesure la pression de l'humanité sur la biosphère en évaluant combien d'hectares sont en moyenne nécessaires pour fournir les ressources biologiques (bois, nourriture, viande, etc.) dont chaque humain a besoin, ainsi que pour assurer l'absorption des rejets de son activité, essentiellement le CO2.

Selon ces calculs, tout habitant de la planète exige aujourd'hui 1,8 hectare "global" (moyenne intégrant les différentes fonctions du sol). Mais quand un Nigérien ou un Indien requiert 0,8 ha, un citoyen des Etats-Unis demande 9,6 ha, un Français 5,6, un Japonais 4,4. Ces pays sont donc débiteurs à l'égard des pays dont les habitants utilisent moins de 1,8 ha. Mais c'est l'humanité dans son ensemble qui consomme trop. Si la tendance actuelle se poursuivait, elle consommerait la capacité biologique de deux "Terres" en 2050.

source : Le Monde

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